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« Un voyage pour le climat » – 1ère étape

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Après son lancement le 11 septembre à Toulouse, le « voyage pour le climat » s’arrêtera le 25 septembre à Bordeaux. Gérant de la SAS L’équipage, Jean-Marc Samuel présente les enjeux de l’opération.

Jean-Marc Samuel - Un voyage pour le climatNPI – Quel est le but d’« Un voyage pour le climat » ?

Jean-Marc Samuel – L’idée est venue d’associer deux opérations. L’une, assurée par le « Tourmente » entre Bordeaux et Sète depuis 2010, vise à faire découvrir le canal sous son volet transport, historique et patrimonial ; elle sert aussi à transporter des produits régionaux. Le deuxième bateau, l’« Alizarine », remonte de Sète à Paris. Il fait du transport de vin, dans le même esprit que nous. On a décidé d’associer les deux unités pour organiser un trajet Bordeaux-Paris par la voie d’eau et faire de la publicité en faveur du transport fluvial.

NPI – Faut-il instaurer une « écotaxe » pour promouvoir le fret fluvial et assurer sa rentabilité économique ?

J.-M. Samuel – Cela m’a toujours un peu gêné qu’on parle de taxe sur les entreprises : on a tous des marges plus ou moins faibles. Encourager les transports les moins polluants, c’est mieux. Je tiens à préciser que je ne suis pas du tout contre le transport routier : on en a absolument besoin. Les camions ont fait d’énormes progrès en matière de lutte contre la pollution. Mais il faut aboutir à une meilleure répartition modale en trouvant une solution qui encourage les utilisateurs, chargeurs et clients.

NPI – Comme une pastille verte sur les produits transportés par voie fluviale ?

J.-M. Samuel – Tout à fait. L’essor du bio montre que le consommateur est prêt à acheter quelque chose qui correspond mieux à sa sensibilité. Mais il ne faut pas rêver : généralement on va vers le plus facile. Si on accepte une surcharge de coûts, c’est qu’on est dans une démarche militante ou d’anticipation. On va aller vers le fluvial quoi qu’il arrive : la congestion du trafic dans les villes, avec ses coûts environnementaux, va nous y contraindre.

Propos recueillis par Stéphane Moreale

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