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Transport fluvial pour la passerelle du barrage de Vives-Eaux

Les travaux de construction d’un nouveau barrages à Vives-Eaux (77) s’achèvent avec l’implantation d’une passerelles piétonne, acheminée par transport fluvial.

 

Le nouveau barrage de Vives-Eaux est équipé de trois vannes-clapet automatisées. Photo Étienne Berrier / NPI.

Le nouveau barrage de Vives-Eaux est équipé de trois vannes-clapet automatisées. Photo Étienne Berrier / NPI.

Le programme de rénovation des barrages de la Seine amont se poursuit, avec la fin prochaine du chantier du barrage de Vives-Eaux, situé en aval de Melun (77). Entamée en mars 2014, la construction du nouveau barrage, situé à 70 mètres environ en amont de l’ancien, est aujourd’hui quasiment terminée. Reste à poser la passerelle qui permettra aux piétons de traverser la Seine entre la commune de Boissise-la-Bertrand et celle de Boissise-le-Roi. Les cinq tronçons constituant la passerelle, pesant chacun 30 tonnes et mesurant 33 mètres de long, sont en cours d’acheminement depuis le port de Porto. Ils ont quitté le Portugal le 15 février 2017 à bord du navire Fehn Castle, parvenant le 19 février au terminal de Radicatel (Port de Rouen / Haopa), situé à proximité du pont de Tancarville. Là, ils ont été transbordés sur deux bateaux fluviaux, le Wesphalie et l’Exelans, et devraient parvenir le 26 février prochain à Vives-Eaux.

Le précédent barrage de Vives-Eaux, construit en 1928, fonctionnait avec des hausses mécaniques, demandant de nombreuses interventions humaines parfois périlleuses en période de crue. Il s’agit du dernier de ce type à faire l’objet d’une reconstruction sur le secteur de la Seine amont, qui va de Paris à Montereau-Fault-Yonne et voit passer 13 000 bateaux par an, transportant 4 millions de tonnes de marchandises.

Le nouveau barrage de Vives-Eaux, comme les autres barrages de conception récente, fonctionne avec des vannes-clapet automatisées, technique qui permet de gérer très précisément la hauteur d’eau du bief et de coordonner les manœuvres avec les autres barrages de ce secteur de navigation. Outre les trois passes équipées de vannes-clapet, le nouveau barrage est également équipé, comme c’est désormais la règle, d’une passe à poissons permettant la migration des espèces qui viennent se reproduire en amont du fleuve.

Le chantier de construction du barrage a duré trois années, de 2014 à 2016. Ou plutôt trois saisons, les travaux dans le lit du fleuve étant interrompus d’octobre à mai pour des raisons hydrologiques. Le chantier, en 2017, est entré en phase de finition : outre la mise en place de la passerelle piétonne, il s’agit de mettre la dernière touche à l’équipement du bâtiment abritant les commandes du barrage, ainsi que de créer un mur-guide au niveau de l’écluse. La mise en service du nouveau barrage en remplacement de l’ancien, ainsi que l’ouverture au public de la passerelle, sont prévues pour le mois de juillet 2017.

É. B.


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