NPI – Navigation, Ports et Intermodalité

Le mensuel du transport fluvial et de l’actualité portuaire en Europe

Rubriques

Les projets ferroviaires enflent le budget de l’AFITF

En 2017, le budget de l’Agence de financement des infrastructures de France / AFITF devrait encore augmenter fortement, tant en engagements qu’en autorisations de paiement. Une inflation qui touche avant tout l’infrastructure ferroviaire, pour laquelle les dépenses d’investissement (en termes d’engagement) ont quasiment quadruplé en deux ans.

 

Rail

A l’occasion de son premier conseil d’administration de l’année, l’AFITF a clôturé ses comptes pour l’exercice 2016 et procédé à un redéploiement de son budget initial 2017. Plus de 2,4 Mld € d’investissements opérationnels ont été engagés dans les infrastructures de transport l’an passé (1,5 Mld en 2015), l’Agence a également procédé à près de 2 Mld € de paiements (2,37 Mld € en 2015). Cette croissance des dépenses a avant tout concerné le réseau routier (+47 % en autorisations d’engagement, avec notamment des opérations particulières multipliées par sept) et les infrastructures ferroviaires (+230 %). Le budget de l’AFITF a du être rectifié en cours d’année, pour intégrer notamment le plan de relance gouvernemental en faveur des trains d’équilibre du territoire (et de l’usine Alstom de Belfort). Le budget initial pour 2016 était en effet inférieur à celui de 2015. Pour autant, les engagements restant à payer au 31 décembre 2016 sont stables, à 11,8 Mld €.

105 Mio € pour Seine-Nord

Le budget 2017 est quant à lui en croissance de 23 % en termes d’autorisations d’engagement et de 8,5 % en crédits de paiement. Certains redéploiements ont cependant été actés. Le fluvial, qui bénéficiait initialement d’un beau coup de pouce (+63 % en autorisations d’engagement), a finalement vu les moyens dévolus au canal Seine-Nord réduits à 105 Mio € (contre 150 Mio €). Le budget a en effet été réorienté pour permettre l’engagement d’une première tranche d’études et d’acquisitions foncières pour le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), et abonder de 30 Mio € l’autorisation d’engagement relative au transport collectif de personnes en Ile-de-France.

L’AFITF a adopté plusieurs conventions de financement ou avenants, représentant un engagement total de plus de 145 Mio €. Elles concernent, dans le domaine ferroviaire, le financement d’études et d’acquisitions foncières pour la réalisation de la partie franco-italienne de la liaison Lyon Turin et de la première tranche du GPSO, la mise au gabarit  haut de l’autoroute ferroviaire entre Bayonne et Dourges et l’extension de l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et la région lyonnaise, la préservation de lignes capillaires et, enfin, le financement d’études pour l’adaptation des infrastructures aux futures matériels roulants des trains d’équilibre du territoire. L’Agence a également acté le financement du programme 2017 de restauration et de modernisation du réseau fluvial et des actions de protection et d’aménagement du littoral. Par ailleurs, six conventions concernent les transports collectifs urbains de personnes.

N. S.


 

 

Voir aussi :

L’AFITF bouche ses trous

Edito – Les transports, enjeu de la prochaine présidentielle ?

Seine-Nord, l’AFITF et la Cour des Comptes

Financement des infrastructures de transport : la Cour des comptes dénonce une absence de trajectoire

Comment Alain Vidalies compte financer l’AFITF

Laisser un commentaire