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Mardi 15 Février 2011

Une approche macro-régionale pour le Danube


Cette stratégie est issue d’une proposition de la Commission rédigée en décembre 2010, à la demande du Conseil européen. Elle figure parmi les priorités de la présidence hongroise et devrait être approuvée au cours du premier semestre 2011. Huit Etats membres sont concernés (Allemagne, Autriche, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Bulgarie, Roumanie), ainsi que six pays hors UE (Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Moldavie et Ukraine).

Cette stratégie se concentrera sur des domaines d’action prioritaires concrets comme l’amélioration de la navigabilité du Danube, la qualité de l’eau, la coopération en matière de sécurité et les atouts touristiques. L’accent est mis sur le développement durable du transport et de l’énergie, l’environnement et la protection de l’hydrologie ainsi que le développement économique et social. La stratégie propose en outre plusieurs objectifs limités dans le temps afin de favoriser la mobilisation des acteurs concernés : instauration de terminaux multimodaux efficaces dans les ports intérieurs d’ici à 2020;; application des plans de gestion des risques d’inondation, prévue en 2015 en vertu de la directive de l’UE sur les inondations ; réduction de la quantité de nutriments déversés dans le fleuve, pour ramener, d’ici à 2020, le taux de pollution des écosystèmes de la mer Noire au niveau de 1960.

Mieux utiliser les nombreux fonds alloués
 
Les fonds disponibles devront être utilisés de manière plus efficace grâce à la mise en oeuvre d’une coopération «macro-régionale». Cette démarche, déjà expérimentée dans la région de la mer Baltique, n’implique pas d’introduire de nouvelles lois ou institutions, mais consiste à rapprocher les différentes politiques et à resserrer les liens d’un large éventail de parties prenantes. Cette forme de coopération s’applique à des problèmes tels que les crues soudaines, la destruction des habitats naturels et la contrebande. Elle peut également offrir de nouvelles possibilités, notamment en améliorant la navigation fluviale et en reliant les marchés nationaux de l’énergie pour prévenir la pénurie d’électricité et de combustibles.

Même si la stratégie ne bénéficie d’aucun financement supplémentaire de l’UE, la région dispose déjà de sommes considérables mises à disposition par différents programmes européens. Le but est d’optimiser la répartition de ces dernières ; ainsi 100 Mld € ont été alloués entre 2007 et 2013 au titre de la politique de cohésion (Fonds européen de développement régional, Fonds de cohésion, Fonds social européen). Il s’agit de montrer qu’une coopération régionale élargie peut faciliter la résolution des problèmes locaux. Après la nomination, fin 2010, des pays coordonnateurs dans les différents domaines d’action prioritaires, il incombera au Conseil européen d’approuver la stratégie en juin prochain.

Snejana Jovanovic


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