Contenu
Edito
A la une...
Logistique fluviale
Intermodalité
Mer & ports
Europe
FILIERES
Chargeurs
Au fil de l'eau
Pratique
Les gens
Dossiers
Offres d'emploi
Articles récents
Nord/Pas-de-Calais ...
Dur réveil
Babel
Pour une journée...
Rentrée de crise ou...
Le Havre en état de...
CCNR : un bilan 2010-2011 en...
Congrès de...
Assises du...
Grand Paris : et le fret...
NPI proche de vous
Flux RSS
Abonnez vous au flux RSS et restez informé de l'actualité
Contactez nous
N'hésitez pas à nous contacter en remplissant un petit formulaire
Bordeaux : investissements en hausse
Malgré les mouvements de grève et la baisse des exportations de bois de tempête, qui occasionne un recul de 31% de l’activité conteneurs, le port de Bordeaux stabilise son trafic en 2010 : 8,70 Mio t, soit 0,57% de moins que l’année précédente. Le recul des trafics d’hydrocarbures, qui représentent plus de la moitié du tonnage girondin, a en effet été compensé par la reprise des importations d’engrais et par la hausse des exportations de céréales, en particulier de blé, ainsi que par le développement de divers petits trafics industriels.
«Paradoxalement, c’est une année moins décevante que ce qu’on aurait pu craindre, vu les difficultés auxquelles nous avons été confrontées», analyse Jean-Paul Sandraz, président du Port de Bordeaux. «Les mouvements de grève en fin d’année à Marseille nous ont permis de récupérer des trafics», souligne Marie-Luce Bousseton, directrice générale du Port, qui se félicite que «la progression des engrais et des charbons traduit la reprise industrielle et agricole. Nos records d’exportation de blé ne font pas de Bordeaux un grand port céréalier, mais des cargaison de 40 000 t ont été expédiées au deuxième semestre vers l’Afrique avec des bateaux relativement gros porteurs, qu’on n’avait pas l’habitude de voir à Bordeaux».
Petits flux, grand développement
Pour 2011, l’administration portuaire fait état de prévisions de tonnage stables par rapport à 2010, misant sur des trafics de plus en plus variés. Pour permettre le développement de ces flux diversifiés, qui ne représentent pas forcément de gros volumes mais qui correspondent à son hinterland, Bordeaux investit sur l’ensemble de ses sites. De 8 Mio € par an en moyenne, le montant des investissements est passé à 13 Mio € en 2010, qui ont été consacrés à la sécurisation du poste pétrolier 511 au Bec-d’Ambès, au renforcement de la sûreté portuaire à Bassens et au Verdon et à la construction d’un nouveau siège pour le port à Bacalan, qui sera achevé courant 2011.
Les financements engagés dans le cadre du contrat de projets Etat-région 2007-2013 ont d’ailleurs été évalués à mi-parcours, deux opérations ayant ainsi été modifiées. D’une part, le terminal de Grattequina, initialement dédié à l’importation de granulats, sera également aménagé pour l’exportation de pales d’éoliennes par EADS, après la demande introduite par cette entreprise fin 2009. D’autre part, sur les 13,5 Mio € prévus pour l’accueil d’un terminal méthanier au Verdon, projet abandonné depuis, 9 Mio € seront utilisés pour pré-viabiliser des terre-pleins, permettant ainsi à des entreprises de s’installer sur le site.
Importants investissements portuaires et privés en 2011
Les investissements devraient être encore plus conséquents en 2011, puisqu’ils devraient atteindre 18,7 Mio €. Le tiers de cette somme sera consacré à l’amélioration des accès nautique tout au long de l’estuaire, les dragages devant intervenir en 2012 et 2013. Une partie du sable retiré à cette occasion pourrait d’ailleurs être utilisé pour l’aménagement du site du Verdon. Au cours de l’année 2011 débuteront aussi les travaux de construction du terminal de Grattequina, tandis que les travaux se poursuivront pour l’amélioration des quais et terre-pleins de Bassens et des voies ferrées portuaires.
Les investisseurs privés sont aussi très présents sur les différents sites du port girondin, en particulier à Bassens. L’entreprise
de stockage et de manutention de produits liquides Sea Tank augmente ainsi de 22 000 m3 ses capacités de stockage, pour répondre aux besoins de Saipol, son principal client. Le site est quadri-modal : maritime, ferroviaire, fluvial et routier. Cimalit, filiale de Calcia (groupe Italcementi), va transférer son activité d’ensachage et de stockage de ciment de Bassens aval vers Bassens amont, pour moderniser ses installations et porter son trafic annuel à 70 000 t. Derichebourg va également s’installer à Bassens, pour y développer des activités de collecte et de broyage de ferrailles. Ces dernières seront expédiées principalement vers le Portugal et la Turquie, avec un objectif de trafic maritime de 120 000 t à l’horizon 2014.
E. B.
Voir plus d'images (1)


