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Mardi 15 Février 2011

Lille sur le sentier de la reprise


En 2010, tous sites et modes de transport confondus, Ports de Lille a traité un trafic global de 6,76 Mio t (+6,7%). Dans le contexte multimodal prévalant sur les plates-formes lilloises, la voie d’eau, qui a poursuivi sa progression durant la crise, affiche toujours le meilleur taux de croissance (+8,1%) qui lui permet d’accroître sa part à près de 22% de l’activité.

Le trafic conteneurisé a rebondi à 71 454 EVP (+2,6%), dont 49 005 EVP transportés par voie fluviale (-3,1%). Un peu plus de la moitié de ce trafic est induite par la filière valorisation des déchets, beaucoup moins sensible aux aléas conjoncturels que celle des boîtes maritimes. Cette dernière a néanmoins progressé de 15% après le creux de 2009.

Sur un autre registre, le terminal «multi-usages» couplé au terminal à conteneurs a traité un trafic emblématique de poutres métalliques hors normes destinées au futur grand stade de la Métropole lilloise(*). Celles-ci ont été acheminées depuis Lauterbourg (Bas-Rhin) au moyen d’une flottille de 8 barges.

Les responsables du Port de Lille s’attendent à des retombées de trafic liés aux investissements récents ou en cours sur plusieurs plates-formes : aménagements à Haubourdin et Wambrechies (après l’ouverture du port du Vert-Galant), requalification du front de la Lys à Halluin, acquisition des terrains de l’ancienne usine Lever à Santes. Sur ce dernier site, l’installation, sur 10 ha, d’une unité de valorisation des déchets devrait générer 200 000 t/an de trafic fluvial dès 2014.

A plus long terme, le devenir du berceau portuaire fluvial de Lille et de son emprise de 65 ha en bordure de la Deûle occupe également les esprits. «Une étude est en cours concernant l’insertion du site dans le tissu urbain lillois à l’horizon 2016/2017», confirme Philippe Hourdin, le nouveau président de la CCI Grand Lille. Le résultat de cette cogitation est attendu pour la fin 2012. «Le port n’a pas vocation à disparaître, mais à se métamorphoser», souligne B. Pacory. Il s’agira de le «repenser» et d’en faire un nouveau quartier où l’on conservera une fonction logistique.

Robert Querret

(*) Voir notre dossier, NPI septembre 2010.



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