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Un « Yalta » pour Marseille
« Cela fait des mois qu’on avait des discussions sur la pénibilité. Il n’est pas possible de croire qu’on n’était pas au courant, au plus haut niveau de l’Etat ». Jacques Pfister, le charismatique président de la CCI Marseille-Provence, réclame quant à lui un « Yalta » du port : « Plus le temps passe, plus il est clair que le GPPM ne survivra pas sans une rupture, y compris violente. Nous ne devons plus nous contenter de résultats médiocres, de petits arrangements entre amis. Aujourd’hui, il faut reconnaître que notre port est une immensité dans laquelle il n’y a pas de bateau. Une réflexion courageuse doit être portée par le monde politique et économique, notamment sur le foncier. Le « tout Marina » est une solution aussi nulle que l’immobilisme. Nous devons partager le port, réserver les premiers kilomètres aux Marseillais, à la culture et au commerce puis accorder une place cohérente aux conteneurs, à la réparation navale et à la plaisance ». Jacques Pfister appelle de ses voeux des « Etats généraux du port » où chaque acteur devra endosser ses responsabilités. « Cette rupture ne doit pas être un abandon mais au contraire une renaissance ».
S. P.

