Contenu
A la une...
Edito
Logistique fluviale
Intermodalité
Mer & ports
Europe
Chargeurs
Au fil de l'eau
Pratique
Les gens
Dossiers
Offres d'emploi
Articles récents
Nord/Pas-de-Calais ...
Christine Morel,
Une approche...
Les RTE-T au programme du...
Inland Navigation Europe...
Céréales :...
Guide des formations
Le fluvial dans les formations...
Edinna/Ewita Les embryons...
Tour d’horizon...
NPI proche de vous
Flux RSS
Abonnez vous au flux RSS et restez informé de l'actualité
Contactez nous
N'hésitez pas à nous contacter en remplissant un petit formulaire
Réforme portuaire : bientôt les premières cessions
A l’issue du Conseil des ministres du 13 janvier 2010, Dominique Bussereau a publié un communiqué dans lequel il insiste sur les investissements prévus par les projets stratégiques des ports maritimes : «Un investissement global, en hausse sensible, de l’ordre de 2,5 Mld € pour la période 2009-2013. L’Etat accompagne ces efforts avec une enveloppe de 174 Mio € venant doubler, pour la période 2009-2013, les crédits inscrits aux contrats de projets Etat-Régions. En 2009, près de 50 Mio € de crédits y ont été ajoutés dans le cadre du plan de relance de l’économie». D. Bussereau évoque également les 7 Mld € de l’engagement national pour le fret ferroviaire, quand bien même les principaux investissements prévus ne concernent pas les ports maritimes.
Les ports intérieurs concernés par la convention de la manutention ?
Si le secrétaire d’Etat aux Transports prend soin d’afficher la facture, c’est que la FNPD-CGT reproche justement au gouvernement de ne pas tenir ses engagements de développement de l’activité portuaire, par exemple en enterrant le projet de terminal méthanier du Verdon, à Bordeaux. Le syndicat rappelle que, en regard des 174 Mio € annoncés sur quatre ans pour l’ensemble des ports français, «la Belgique a investi 600 Mio €/an entre 2000 et 2006 pour ses quatre grands ports». La menace de grève se double d’un avertissement plus redoutable encore : «Sans réponse à leur demande, en plus de la suppression des heures supplémentaires ou de deux shifts de nuit par semaine, les portuaires s’engageront à travailler en respectant scrupuleusement toutes les règles de sécurité».
Le renoncement aux heures supplémentaires et au travail de nuit est une réalité depuis novembre dans les ports français. Quant à la menace d’une grève du zèle, elle s’accompagne de journées de grève bien réelles, le 4 et le 11 janvier derniers. Le syndicat reproche aux ports de réduire les effectifs à l’occasion des départs en retraite. La CGT exige aussi que la nouvelle convention collective en cours de négociation, commune à tous les employés des grands ports maritimes et des manutentionnaires, s’applique également aux ports de pêche et aux ports fluviaux.
Premiers transferts en vue
Du côté du transfert des outillages, de nouvelles approbations ont été décernées à des accords locaux entre autorités portuaires et manutentionnaires par la Commission nationale d’évaluation, présidée par Jean-François Bernicot. Ce qui fait dire à D. Bussereau que «les premiers transferts interviendront au premier semestre 2010, les Grands Ports maritimes devant avoir cessé d’exploiter les outillages de manutention au plus tard au premier semestre 2011».
A La Rochelle, trois avis favorables ont été donnés : il concernent le bassin à flot, le terminal de Chef-de-Baie et le môle d’escale Ouest, dont le port de La Rochelle entend céder les outillages à la Cogemar. A Bordeaux, l’exploitation de l’ensemble des outillages portuaires sera le fait d’une société réunissant Sea Invest (65%), Balguerie (15%) et le Grand Port maritime de Bordeaux qui, avec 20%, détiendra une minorité de blocage. Les trois partenaires doivent finaliser la vente des outillages avant le 15 avril. A Rouen, de nombreuses cessions ont reçu un avis favorable : Honfleur 1 (Agence maritime de Bretagne, groupe Wolseley), Honfleur 2 (Surveyfert), quai de l’Ouest (Union rouennaise d’acconage), quai du bassin aux bois (Surveyfert pour l’amont et Senalia pour l’aval), quai de Quevilly (Westerlund), terminal à conteneurs et marchandises diverses (Normande de manutention et groupe Bolloré-SDV pour la partie aval, Somap, filiale de SNCF/Sea-Logis pour la partie amont) et enfin terminal à vracs solides (Normande de manutention). A Dunkerque, les avis favorables concernent le quai de l’Escaut (Société du terminal de l’Escaut), le quai Freycinet 13 (Dewulf-Cailleret) et un lot constitué des quais Freycinet 11 et 12, du quai de Grande-Synthe et du terminal multivrac, dont l’exploitation sera assurée par une société réunissant Sea-Bulk, Barra et le Port de Dunkerque. A Marseille/Fos, les avis sont favorables pour Carfos au terminal minéralier et au terminal des Tellines et pour Intramar au terminal de Mourepiane. L’exploitation de ce dernier, aujourd’hui déficitaire, sera réalisée par une filiale du manutentionnaire, avec une participation minoritaire du GPMM. Pour le terminal à conteneurs de Graveleau, en revanche, le GPMM devra passer par un appel à projet, les deux manutentionnaires actuels Seayard et Eurofos n’étant pas parvenus à un accord. Au Havre, les avis sont favorable pour la Société d’équipement du terminal de Normandie, qui reprendra le terminal de Normandie ; pour la Générale de manutention portuaire/GMP aux terminaux de l’Europe et des Amériques ; pour la Société havraise de gestion de transport/SHGT au terminal multivrac ; pour la société TN/MSC au terminal du même nom à «Port 2000» et enfin pour la Compagnie nouvelle de manutention portuaire au terminal de l’Atlantique. A Nantes/Saint-Nazaire, les transferts de trois lots, tous situés à Montoir-de-Bretagne, ont bénéficié d’avis positifs : terminal agro-alimentaire et multivrac 1 à 3 (création d’une filiale commune à MTTM et Sea-Invest Montoir) ; terminal multivrac 4 (création d’une filiale commune à Sonastock et Ciments de l’Atlantique) et terminal à marchandises diverses et conteneurs (filiale commune à CGA, groupe CMA-CGM et SDV logistique internationale, groupe Bolloré).
E. B.

