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«La volonté de favoriser le transport fluvial existe»
NPI/Navigation, Ports & Industries - Quelles leçons tirez-vous de l’abandon par Marfret du transport de conteneurs entre Montoir et Cheviré ?
François Chevalier - L’ouverture de la ligne fluviale de conteneurs entre Montoir et Cheviré est tombée à la mauvaise période, en pleine crise. Mais ce transport fluvial se fera, même si ce n’est pas avec Marfret, car la nécessité de ramener des conteneurs vers Nantes est évidente. La mise en place d’une plate-forme logistique à Cheviré permettra de ne pas faire seulement du transfert direct de barge à camion: un éventuel opérateur fluvial trouvera donc plus facilement de la traction routière en bout de chaîne.
NPI - D’autres trafics fluviaux pourraient-ils voir le jour dans l’estuaire ?
F. Chevalier - Les incinérateurs de l’agglomération de Nantes sont situés bord à eau. Les déchets ménagers pourraient donc utiliser le transport fluvial, pour lequel ils constitueraient un fonds de cale constant, ce qui permettrait de consolider les moyens. Les déchets verts sont plus saisonniers, mais très volumineux. Des projets de plates-formes fluviales existent, dont l’un concerne Cheviré. Des équipements sont déjà disponibles, nous devons les inscrire dans un réseau. La volonté de favoriser le transport fluvial existe ; elle a d’ailleurs été inscrite dans le projet stratégique.
NPI - Qu’en est-il du transport fluvial en amont de Nantes ?
F. Chevalier - La navigation en amont de Nantes est techniquement compliquée et forcément saisonnière. Les déchets verts pourraient justement constituer un trafic saisonnier. Ils sont produits dans l’agglomération et compostés en amont de Nantes. Le dossier de l’élagage pourrait aboutir dans les trois ans à venir, en profitant éventuellement de l’utilisation de la même flotte que pour les déchets ménagers.
Propos recueillis par Etienne Berrier
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