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Bordeaux : Actions et ripostes au veto gouvernemental
Les cadres du GPMB - ce dernier soutenu tout autant par Alain Juppé, maire UMP de la ville, que par Michèle Delaunay, députée PS de la 1ère circonscription -, se sont dits révoltés par le rôle joué par le secrétaire d’Etat aux Transports, D. Bussereau, à la fois juge et partie, en tant que président du Conseil général de la Charente-Maritime voisine.
Après un premier veto exprimé par le préfet au mois de décembre 2008, la société 4Gas avait modifié son projet, tenant compte des observations émises pendant les différentes phases de l’enquête publique. L’entreprise avait exprimé le souhait de renouveler la convention de réservation, qui arrivait à échéance le 4 août dernier, pour une période de deux ans afin de peaufiner encore la réduction de l’impact environnemental du projet.
Le 1er septembre, Vincent Feltesse, président de la CUB/Communauté urbaine de Bordeaux, a rencontré les principaux acteurs de la communauté portuaire, responsables de l’administration du GPMB, acteurs économiques concernés et représentants syndicaux. V. Feltesse a publiquement regretté le «véritable coup de force du Gouvernement dans ce dossier». Selon lui cet acte interpelle sur la cohérence de l’action de l’Etat qui, après avoir lancé la réforme portuaire en 2008, bafoue lui-même les règles de gouvernance qu’il a instituées, en soulignant que «l’Etat a incontestablement porté atteinte à la crédibilité de la signature du GPMB, qui n’aura dorénavant pas la partie facile pour démarcher de nouveaux investisseurs».

