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Le port de l’Aube prend forme
Le minotier va prochainement mettre en service une nouvelle malterie, la plus grande d’Europe. Complétée par l’extension des silos, elle devrait amener Soufflet à développer fortement l’utilisation du fleuve, qu’il s’agisse de vracs ou de conteneurs. S’y ajoutent bien d’autres trafics potentiels : papier, granulats, biocarburants notamment. Au total, l’activité du port de Nogent pourrait ainsi quadrupler pour atteindre 2 Mio t d’ici 3 à 4 ans (dont 25 000 EVP).
«Nous avons appelé le nouveau port «port de l’Aube» parce que sa zone de desserte va au-delà de la région de Nogent. Il n’y a que deux ports en Champagne-Ardenne qui bénéficient de la trimodalité : Givet et Nogent. Le port de l’Aube a l’avantage d’être le plus en amont du bassin séquanien», indique Gérard Ancelin, maire de Nogent et porteur du projet depuis plusieurs années maintenant.
Sa prise en compte dans le contrat de site et le contrat de projets Etat-Région a permis d’en boucler le financement et d’en élargir l’ampleur. Le port de l’Aube s’étendra ainsi sur une quinzaine d’hectares, dont 59 000 m2 de terre-pleins, équipés d’un quai de 400 m. La première phase d’aménagement des terre-pleins et du quai, avec des travaux estimés à 7,7 Mio €, est financée à 30% par l’Etat, 30% par la Région Champagne-Ardenne, 20% par le Conseil général de l’Aube et 20% par la Ville de Nogent. Cette dernière, maître d’ouvrage, en a confié la réalisation à la société Egis (Caisse des dépôts). En deuxième phase, la réalisation de la desserte ferroviaire nécessitera un investissement supplémentaire de 3,5 Mio €.
La mise en service du port devrait intervenir en juin 2010. Mais la Ville n’a pas vocation à le gérer. Après définition d’un cahier des charges, une consultation sera ouverte sur la base d’une délégation de service public. L’ensemble de la surface aménagée ne sera vraisemblablement pas dévolue au port public, pour autant la place réservée aux implantations privées n’a pas encore été définie. «Nous sommes en discussion avec deux affréteurs, mais nous n’irons pas plus loin. La surface du port public doit rester attractive», déclare G. Ancelin. D’autant que 20 ha restent disponibles sur l’autre rive du fleuve, mais qui ne pourront, il est vrai, jamais être embranchés fer.
N. S.
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