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Aproport a 20 ans
En 2008, les ports de Chalon et Mâcon ont réussi à tirer leur épingle d'un jeu rendu difficile par les mouvements sociaux au port de Marseille puis le ralentissement économique. Leur activité fluviale enregistre une légère baisse de 1% à 1,22 Mio t, qui se transforme en belle croissance si on en retire les sables et graviers. Ce dernier poste a souffert du retard pris dans la mise en service d'un poste de chargement sur un nouveau site d'extraction, entraînant l'interruption de l'activité à Chalon pendant plus de 6 mois. Interruption aussi dans les lignes conteneurisées et dans l'activité d'empotage.
La froideur de l'hiver a à l'inverse stimulé les trafics de sel et de charbon. Pour les premiers, le rôle d'Aproport est allé au-delà d'une desserte de proximité puisque les marchandises ont été livrées jusqu'en région parisienne ! Quant au charbon, le port de Chalon sert de plate-forme de transit pour l'approvisionnement de la centrale thermique de Montceau-les-Mines et abrite un stock de sécurité pour le chauffage urbain de la ville. Toujours dans les activités traditionnelles, les céréales profitent d'une bonne récolte. 520 000 t ont été exportées depuis le terminal des Tellines, au Sud du bassin.
Les succès remportés par Port Inter, le commissionnaire de transport créé par la CCI pour développer les trafics fluviaux, confirment l'intérêt d'une telle stratégie. Bois à l'import (+163%), pièces destinées à la construction de centrales à gaz (490 colis) et rotors à l'export empruntent désormais les quais bourguignons. Les deux plates-formes se font aussi outil d'aménagement : à Chalon, l'ancien port Nord a retrouvé une seconde jeunesse en accueillant le façonnement de gabions destinés à renforcer les berges du quai urbain des Messageries. Le port de Mâcon a quant à lui servi de base de vie du chantier de construction du nouveau pont urbain Sud et poursuit cette vocation dans le cadre de la réalisation du contournement autoroutier.
Côté investissements, après d'importants travaux d'extension menés sur les deux plates-formes entre 2004 et 2007, 2008 a été synonyme de sûreté. Les accès aux ports sont désormais contrôlés ce qui, au-delà de l'aspect sécuritaire, permet à l'alternative fluviale d'être mieux identifiable et à Aproport de marquer son territoire. En 2009, ce processus se poursuit avec l'installation d'un système de vidéosurveillance. Les ports bourguignons devraient également bénéficier d'extensions de leur capacité de stockage et de l'acquisition de matériels de manutention.
N. S.
