Contenu
Edito
Logistique fluviale
Intermodalité
Mer & ports
Europe
Chargeurs
Au fil de l'eau
Pratique
Les gens
Dossiers
Offres d'emploi
Articles récents
A nos internautes : un...
STDN : l’atout...
Strasbourg sous le signe...
Femmes de la voie d'eau
Bordeaux : Actions et ripostes...
Marseille :...
Marseille-Fos : Dockers et...
Rotterdam : EMO...
Claude Bernière,
Rouen : Nouvelle plate-forme...
NPI proche de vous
Flux RSS
Abonnez vous au flux RSS et restez informé de l'actualité
Contactez nous
N'hésitez pas à nous contacter en remplissant un petit formulaire
A quelque chose malheur est bon
Le dossier de ce mois sur la filière des déchets ne transige pas à la règle : dans les reportages que nous réalisons, au fil de nos rencontres, revient toujours la question de la crise. Avec des aspects paradoxaux quelquefois. Si de nombreux projets sont ainsi rendus plus difficiles, si la baisse des prix du transport routier rend la position concurrentielle du transport fluvial plus aléatoire, les temps de crise en revanche, c’est bien connu, sont aussi propices à la réflexion. Certains décideurs logistiques profiteraient ainsi du «creux» actuel pour réfléchir à l’utilisation de la voie d’eau. Au final, bien malin qui pourra dire quel sera l’impact de cette crise sur le développement du secteur.
Aux Pays-Bas, les premiers résultats des études prévisionnelles commandées par le gouvernement viennent d’être dévoilés. Et ils ne sont pas reluisants. Le bureau d’études NEA ne table ainsi pas sur une reprise de la croissance du transport fluvial dans les bouches du Rhin avant 2011. 2010 constituera une simple année de stabilisation des volumes enregistrés en 2009, voire une année de baisse supplémentaire pour les trafics de matériaux de construction et les autres vracs secs. Il faudra attendre 2014 pour voir l’ensemble des volumes retrouver les couleurs de 2008.
C’est également en 2014 seulement que l’équilibre entre offre de cale et offre de transport sera retrouvé aux Pays-Bas. D’ici-là, de longues années de purgatoire attendent les bateliers néerlandais, avec d’importantes surcapacités en 2010 et en 2011 en particulier. Le phénomène devrait surtout toucher le grand gabarit (> 1 500 t) : 200 unités de ce type sont encore en cours de construction, dont les commandes ne peuvent être annulées. Selon NEA, la surcapacité devrait persister au-delà de 2016 dans la cale citerne et pour les barges de plus de 1 000 t. Le marché des unités de moins de 1 500 t en revanche devrait retrouver son équilibre en 2012, avant de souffrir d’un déficit chronique. Ce sont avant tout ces «petits» bateaux qui sortent du marché en effet: en 2016, leur nombre sera inférieur à 1 600.
A l’ouverture du canal Seine Nord Europe, c’est donc une profession néerlandaise affaiblie que les chargeurs français auront devant eux. Le secteur fluvial français aura-t-il les reins suffisamment solides pour en tirer parti ? La surcapacité à venir devrait notamment tirer le prix des bateaux neufs vers le bas et permettre à certains de faire de bonnes affaires. A condition de ne pas en être soit même la victime.
Nathalie Stey
Voir plus d'images (1)

