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Une victime collatérale de la crise de la sidérurgie
Filiale du fondeur allemand Rogesa, lui-même contrôlé à part égales par les sidérurgistes Dillinger Hütte et Saarstahl, la cokerie doit faire face à une baisse d’activité de 50% des hauts fourneaux de l’entreprise. Comme une cokerie ne peut pas arrêter sa production, celle de Carling sera à la tête d’un stock de 700 000 t à la fin de l’année, ce qui correspond à une
immobilisation d’actifs de 250 Mio €.
Depuis 5 ans, 40 Mio € ont été investis dans la cokerie afin d’améliorer sa productivité. Le site emploie 400 personnes et fournit du travail à 350 sous-traitants. La direction envisage de mettre en veille la moitié des fours si aucun repreneur ne se manifeste. L’outil est performant et ne devrait avoir aucun mal à trouver des nouveaux clients, qu’il s’agisse de sidérurgistes chinois ou brésiliens, en attendant la sortie de la crise.
