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Alors que le secteur fluvial rhénan et européen n’a pas achevé ses discussions quant à la définition éventuelle d’une langue ou d’un langage unique utilisable en navigation fluviale internationale, NPI a choisi de publier désormais dans chacun de ses numéros un article d’actualité internationale en anglais.
Notre but n’est pas, bien sûr, d’ostraciser nos lecteurs non anglophones. Il s’agit davantage, pour NPI, de cultiver sa vocation européenne, voire internationale. La langue de Shakespeare sera ainsi l’occasion pour notre magazine professionnel de couvrir certains lieux, certains secteurs ou certains événements à la marge de nos rubriques habituelles, permettant par là même d’aborder l’actualité du secteur fluvial et portuaire européen avec un regard neuf. L’autre enjeu, dans un monde en perpétuelle évolution, est également d’accompagner les différentes générations de nos lecteurs. Pour ceux qui n’auraient pas encore eu l’occasion de le découvrir, rappelons que NPI dispose d’un site Internet (www.n-pi.fr) et d’une page Facebook sur laquelle les personnes intéressées – lecteurs ou non – peuvent venir s’exprimer.
Les langues forment une question d’importance pour la batellerie qui est une profession marquée par une forte dimension internationale ou, du moins, européenne. Des questions de sécurité posées par le développement d’équipages internationaux et polyglottes dont les membres ont quelquefois du mal à se comprendre aux crispations plus «culturelles» (pour ne pas dire économiques) dont feraient preuve certains agents de l’autorité néerlandaise des voies navigables – les dernières tribulations du capitaine de l’ «Isatis» sont là pour le rappeler -, les langues peuvent cristalliser les incompréhensions.
Point n’est besoin de parler des langues différentes pour ne pas s’entendre ; les mots d’une même langue peuvent aussi avoir un sens différent selon les personnes qui la pratiquent. Un paradoxe dans le secteur du transport fluvial, alors que les voies navigables portent aussi le nom d’«axes de communication»...
Que ces considérations philosophiques sans prétention amènent en tout cas nos lecteurs à aborder la période estivale l’esprit vif !
Nathalie Stey
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